Article paru dans Le Pailladin

Mes poings sur les I retrace le parcours de Kamel, jugé et emprisonné, pour avoir porté un à un fils de bourgeois.

On découvre au fur et à mesure du récit que le jeune homme utilise ses poings en guise de réponse systématique aux difficultés subies depuis l’enfance. Derrière une histoire tristement banale, Soufyan HEUTTE varie les points de vue et nous fait vivre le chemin mental – je dirais presque initiatique – d’un jeune homme pris au piège de ses propres contradictions et de l’injustice de la société française.

Dès lors, le chemin vers l’accomplissement de soi passe inévitablement par une remise en cause collective de notre modèle sociale mais aussi individuelle de son personnage (porté ici par la foi).

Le style du livre alterne sobriété du langage et un ton plus proche du slam, avec des jeux de sonorités et de rime, comme pour enfoncer le clou.

J’avoue préférer la sobriété à la répétition, parfois un peu trop prononcée.

J’aime surtout la (bonne) surprise : juste au moment où l’on se dit « il va tomber dans le cliché ! » … Soufyan Heutte rebondit vers une réflexion à l’opposée du manichéisme ambiant.

Par Marianne TOQUÉ, Le Pailladin, n°4, été 2017L

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