Performance lors du Journal Vivant – 01/04/2017

J’ai eu le plaisir et l’honneur d’être inviter lors le Journal vivant organisé par Nourdine Bara. Mon rôle était d’écouter les différents intervenants et d’en pondre un texte poétique sur l’instant, comme ça venait.
La folie créatrice de Karim Ghizellaoui Dit Dgiz, qui m’a inspiré et accompagné, a donné naissance à un texte dont je suis fier, pour ma part.

Même si le côté unique et improvisé du live ne peut être, ici, retranscrit. Je souhaitais vous livrer ce texte.

Freedom to speech (référence à Ice-T pour les connaisseurs):

Oh Geez, à la contrebasse.
Contre-culture car la culture,
d’la feuille est dure.

Oh Geez, à la contrebasse,
Contre-culture car la culture,
a la dent dure.

Geez!

C’est l’histoire d’un mec,
comme disait l’autre.
L’histoire d’un mec, journal en main,
qui avale jusqu’à plus faim.

Geez!

Ma communauté n’est pas dans leurs petits papiers,
alors dans leurs papiers, l’on apparaît sous les traits,
non plus de l’étranger,
mais du terroriste, djihadiste, islamiste.
Tous ces -istes qui sont les kystes des extrémistes.
Mais qu’en est-il des journalistes?

Geez!

C’est l’histoire d’une femme,
comme a jamais dit l’autre.
Plantée devant sa télévision,
sans que rien ne s’y passe.
BFM, CNews et j’en passe,
plantées sont leur graine et leur vision.

Geez!

Ça tchatche, ça tchatche,
elle écoute, goutte à goutte.
Son voisin, barbu sans moustache,
lui est hostile, sans l’ombre d’un doute.

Geez!

C’est l’alpha et l’oméga.
Parle pas aux médias,
qui parlent mal de mes gars.
Simple constat immédiat.
Médias, mais qu’y-a-t’il de pire que médire ?
Mais dis-moi, qu’y-a-t’il de pire que mentir ?

Geez !

On a voulu, voulu, voulu,
qu’on évolue.
De primates, à primitifs, à primaire,
Pour enfin devenir primeur !
Dis leur que leur plafond d’verre
bloque l’ascenseur.

Geez !

Imagine Hugo dans un ghetto.
Il versifie à Varsovie.
C’est vers sa vie que ces vers filent !
Imagine Hugo dans un ghetto.
Il versifie à Varsovie.
C’est vers sa vie que ces vers filent !

Geez !

Je joue avec les mots,
Ces maux que les journaux,
décrient mal, décrivent mal,
c’est Nemo !
Vingt mille lieux sous la mer,
à mille lieux de ma réalité,
Mille et unes nuit à ta santé.

Geez !

D’ici et d’ailleurs,
d’ailleurs, je suis d’ici.
Dis lui d’aller voir ailleurs,
s’il me croit encore tirailleur !

Geez !

Le pognon a pignon sur rue.
La liberté d’expression est à la rue.
A la vue de tous, nus debout.
Sans le sou, sans dent je soupe.

Geez !

Imagine Hugo dans un ghetto.
Il versifie à Varsovie.
C’est vers sa vie que ces vers filent !
Imagine Hugo dans un ghetto.
Il versifie à Varsovie.
C’est vers sa vie que ces vers filent !

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